Sommaire

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Ici tu trouvera des articles sur le rock et sur le métal !

Sur des artistes que tu aimes ou que tu n'aime pas, que tu connais ou pas !!

Perso, t'aimes qui comme groupes ?Et tu sais quel genre c'est ?

A
u fait !! Tes avis me sont précieux !! Alors lache des coms !!!

***Pr
ochainement un résumer de l'univers du métal !! ***

Mai
s d'abord voici tout les genres de musique qui nous interesse classé par ordre chronologique :

-Hard Rock(68): voix chanté assez haut, gros riffs de guitare, du rock agressif !(mais pas du métal)(1-2-3-45)


-Heavy metal(70): Son lourd avec priorité aux solos de guitare, virtuose de la guitare nécessaire pour un son technique!!(1-2-3-4)


-Metal progressif(76): musqie complexe, virtuosité instrumental, n'obeï pas au structures normales de musique, changement de tempo fréquents, musqiue longue..(1-2-3)

-Punk (77): En rivalité ac le rock, le punk s'avere particulier (1-2-3)

-Speed metal(81): C'est du heavy metal plus rapide avec de gros refrain, une ambiance joyeuse, importance de la mélodie c'est un des metal les plus mélodique !(1-2-3)

-Trash metal(83): Metal agressif qui reste la virtuosité !(1-2-3-4)

-Metal Instrumental(84):

-Black metal(=84) : Sataniste, froid, criard !!!
(1-
2-3)

-Death metal (86)(91melo):Ambiance de mort, bourin, voix des cavernes ^^ !!(1-2-3)

-Grunge(89): Un son dure entre le Hard Rock et le Punk(1-2-3)

-Hardcore(90): Extême bourrin, c'est à celui qui guelle le plus !!!(1-2-3)

-Metal atmospherique et gothique(93): Froid mélodique et symphonique !! Parfois considéré comme Neo Metal(1-2-3)


-Metal syphonique(94): Du metal parfois avec de la musique classique, avec des instruments de musique classique, et parfois des chorales !!(1-2-3)

-Metal indus(94): Dans le genre Neo Metal, mais avec des riffs plus metal et avec des son éctro c'est quand même un metal commercial !!(1-2-3)


-
Neo metal(94): Le métal des jeunes, qui bouge avec un son bourin, plai au plus grand nombre, de quoi faire bouger vos pogos durant une fête!!! (le plus commercial qu'il soit)(1-2-3-4-5)

-Metalcore: De plus en plus populaire, le metalcore séduit presque autant que le neo metal
mais garde une sonorité plus metal ! Le fait que les chanteur crie parfois plus souvent qu'ils ne chante, limite quand même le nombre de fans.
1-2-3

# Posté le mercredi 08 août 2007 08:23

Modifié le mercredi 10 décembre 2008 09:40

Heavy Metal

Définition

1) caractéristiques générales :
Premier rejeton historique du hard rock, le heavy metal s'en distingue musicalement par des aspects plus martiaux et directs : perte des influences blues rock, riffs de guitares acérés, solos plus ou moins alambiqués et rythmiques de forgeron. Le tempo peut être plus ou moins rapide. A partir de là, on peut envisager le terme sous son sens strict (se cantonnant au heavy metal mélodique ou "traditionnel") ou sous son sens plus général de grande famille musicale qui a évolué depuis les années 70.

2) heavy metal au sens strict ("mélodique") Les tessitures de chant varient du rauque à l'aigu suivant le groupe concerné. Cet ensemble énergique et mélodique peut développer des ambiances guerrières, épiques, tragiques, sombres ou plus enjouées ... mais toujours puissantes. La structure des morceaux peut être basique (couplet, refrain, couplet, refrain, solo, refrain) ou développée en plusieurs passages aux trames différentes. L'imagerie du heavy metal est plus développée que celle du hard rock (pochettes d'albums travaillées, concerts très vivants avec parfois des artifices et effets scéniques). Ses thèmes peuvent s'intéresser aussi bien à l'heroic fantasy, à la science-fiction, à la lutte du bien contre le mal ou à des concepts plus réalistes (politiques, phénomènes de société, introspection, récits historiques). Le look des musiciens et des fans a aussi son importance (tatouages, cheveux longs, treillis, cuirs, chaines, clous, jeans, patchs, t-shirts de groupes) même si ces clichés fort prisés dans les années 80 (les grandes années du heavy metal) sont aujourd'hui beaucoup moins systématiques. Il en est de même pour les ambiances aux concerts ("devil hounds", fort échange entre le groupe et le public, headbanging) ou l'on peut percevoir qu'en plus d'être une musique, le heavy metal est aussi une façon de s'évader, de penser la vie, de vivre et de s'affirmer. Avec tous les codes qui vont avec et qui rassemblent tous les "Brothers Of Metal" chers à MANOWAR.

3) heavy metal au sens large On peut appréhender le heavy metal de manière globale en rajoutant sous cette large étiquette toutes ses ramifications apparues depuis sa naissance au début des années 70 : heavy metal mélodique dit "classique" (ci-dessus), speed metal, thrash metal, doom metal, gothic metal, metal progressif etc .... car le heavy metal, c'est avant tout une grande famille, pas vrai ?

Historique

Note de l'auteur : le heavy metal pouvant être perçu dans un sens strict comme dans un registre plus large, l'accent sera mis sur le heavy metal traditionnel, même si les autres courants héritiers ne seront pas en reste. Je vous invite pour plus de détails sur ces derniers à consulter leurs définitions respectives.

A la fin des années 60, des groupes comme les YARDBIRDS ou CREAM ont initié la voie du rock dur (hard rock), officialisé en 1970 par LED ZEPPELIN (héritier des YARDBIRDS avec Jimmy Page). Le terme heavy metal trouve son origine dans la chanson du groupe américain STEPPENWOLF mondialement connue "Born To Be Wild". Dans ce titre très prisé des Hell's Angels figurent les mots "Heavy Metal Thunder". Ce terme qui traversera les âges caractérisait alors la musique forte et bruyante des groupes hard rock anglais (LED ZEPPELIN, DEEP PURPLE ...) ou américains (MC5, STOOGES, ALICE COOPER ...) qui s'apparentait à celui
d'un moteur de moto. Aussi à l'origine, hard rock et heavy metal étaient plutôt synonymes. La nuance était davantage géographique : on parlait volontiers de hard rock en Europe et de heavy metal aux USA.

Puis en 1970 survint les premières œuvres de BLACK SABBATH. Les riffs lourd et gras du guitariste Tony Iommi inspirés des sinistres et bruyantes forges de la noire Birmingham (patrie de JUDAS PRIEST également), l'ambiance lourde (doom) des chansons renforcée par la voix fantomatique d'Ozzy Osbourne, les concepts s'approchant de la sorcellerie et du satanisme donnent aux heavy metal ses premières lettres de noblesse et le distinguent par la dimension conceptuelle qu'il amène d'un hard rock resté attaché au blues rock et plus soucieux d'authenticité et de musique que d'une quelconque imagerie. Aux Etats-
Unis, les grandes heures du BLUE OYSTER CULT, leurs mystères et les signes cabalistiques qui s'y rattachent font mouche également.

C'est surtout à la fin des années 70 et au début des années 80 que le terme de heavy metal prendra tout son sens, essentiellement en Angleterre avec la N.W.O.B.H.M. (New Wave Of British Heavy Metal). Reprenant à leur compte l'héritage du hard rock/heavy metal des années 70 avec un son moderne et percuttant et une énergie similaire à celle du punk, les IRON MAIDEN, DEF LEPPARD, SAXON, DIAMOND HEAD, RAVEN, GIRLSCHOOL et autres vilains petits canards nommés VENOM se lancent à la conquête du monde avec encore plus d'exubérance.

Les années 80 seront ainsi les grandes années du heavy metal : les stades se remplissent, les shows deviennent gigantesques et les mises en scène plus clichesques que jamais pour la plus grande joie des fans. Les USA ne sont pas en reste, notamment avec l'apparition des guerriers de MANOWAR et leur metal épique et puissant qui cristalliseront pour longtemps ce que le genre a de plus caricatural. La presse spécialisée émerge également. En 1983, un quatuor californien nommé METALLICA repousse les limites du speed metal (sous-genre initié par MOTORHEAD et JUDAS PRIEST à la fin des années 70) et donne au heavy son premier rejeton d'importance : le thrash metal. SLAYER, MEGADETH, ANTHRAX et EXODUS s'engouffreront les premiers dans la brèche. De même, qu'en Europe la triplette teutonne KREATOR/SODOM/DESTRUCTION. A côté de ça, en Europe, la scène heavy metal dite "traditionnelle" s'organise : ACCEPT devient une icône en Allemagne, MERCUFUL FATE emmené par l'étrange KING DIAMOND remet au goût du jour l'occultisme cher à BLACK SABBATH et au milieu des années 80, les citrouilles d'HELLOWEEN ouvrent la voie au heavy speed mélodique à chant aigu (qui connaîtra de nombreux rejetons 10/12 ans
plus tard).

A côté de cela, les personnalités rescapées des années 70 retrouvent une nouvelle jeunesse et connaissent le succès avec leurs groupes respectifs (par exemple le OZZY OSBOURNE BAND ou DIO). On voit ainsi Ozzy Osbourne et Ronnie James Dio parrainer les MOTLEY CRUE, MANOWAR, METALLICA ou autres QUEENSRYCHE. Une scène française de qualité sera sous les feux de la rampe (malheureusement pas assez longtemps !) avec SORTILEGE, ADX, VULCAIN, KILLERS, WARNING, ATTENTAT ROCK, BLASPHEME et plein d'autres (les thrasheurs death de LOUDBLAST, MASSACRA et AGRESSOR) qui se posent en héritiers des hard rockers de
TRUST.

Les années 80 verront aussi les premiers pas des sous-genres du heavy metal. Quelques mois avant METALLICA, VENOM en Angleterre reprenait à son compte le concept satanique des anciens BLACK SABBATH en le conjuguant au son crasseux et à la vélocité de MOTORHEAD pour enfanter le black metal (relégué dans les années 80 à l'underground face à la concurrence du thrash, puis du death). Sous l'impulsion de précurseurs comme les suisses de CELTIC FROST et des cultes POSSESSED, les combos floridiens DEATH, MORBID ANGEL et OBITUARY posent les bases du death metal dans la deuxième moitié des années 80.
A côté de cela, d'autres ralentissent sensiblement le tempo pour proposer un metal monolithique et inquiétant, s'inspirant des grandes heures de BLACK SABBATH pour cultiver le doom-metal (TROUBLE, ST VITUS, PENTAGRAM, THE OBSESSED, CANDLEMASS). Idem pour la fusion qui commence à percer tranquillement (FAITH NO MORE, MORDRED, PRIMUS), ainsi que toute la scène hard US à tendance glam (WASP, DOKKEN, MOTLEY CRUE). Il faut dire que dans les années 80, la frontière entre heavy metal traditionnel (mélodique) et hard rock est très fine et regroupée sous l'appellation "heavy rock" face aux tendances d'obédiences extrêmes (thrash, death, grind).

Dans la première partie des années 90, face à l'explosion des groupes grunge et aux métissages en tous genres, le heavy metal traditionnel (mais aussi le hard rock et toutes les chapelles de la communauté heavy metal) connaît une perte de vitesse. A côté des succès mondiaux de NIRVANA, PEARL JAM et autres SOUNDGARDEN, il n'y a guère que METALLICA (opérant un virage plus heavy metal que thrash avec son Black Album en 1991) qui tire son épingle du jeu et continue sur la voie du succès. A côté de ça, des groupes splittent ou changent de personnel (IRON MAIDEN, JUDAS PRIEST, ANTHRAX, HELLOWEEN), d'autres s'adaptent en proposant des évolutions pas forcément appréciées de leur fanbase (METALLICA avec Load, MEGADETH avec Youthanasia).

D'autres continuent coûte que coûte à pratiquer un heavy metal personnel, comme RUNNING WILD, GRAVE DIGGER ou GAMMA RAY en Allemagne ou encore des combos plus anciens comme IRON MAIDEN. A l'époque des chemises à carreaux et du minimalisme, l'image du heavy metal est plutôt terne, les fans et les groupes étant souvent catalogués de ringards. C'est surtout le heavy metal mélodique qui en souffre car le metal extrême s'en sort plutôt bien : au milieu des années 90, les évolutions de groupes comme DEATH, PESTILENCE, ENTOMBED ou PARADISE LOST (qui se inaugure le metal dit "gothique") prouvent que le heavy metal à encore des choses à dire. Idem pour le black metal qui se popularise de plus en plus (EMPEROR, CRADLE OF FILTH, DIMMU BORGIR), de même que la scène death mélodique en Suède (DARK TRANQUILLITY, IN FLAMES).

A la fin des années 1990, on assiste à un renouveau du heavy metal traditionnel avec les succès des Brésiliens d'ANGRA, suivis des templiers suédois d'HAMMERFALL et des pourfendeurs de dragons de RHAPSODY. De jeunes groupes se forment et remettent au goût du jour le heavy speed mélodique de la grande époque d'HELLOWEEN (EDGUY ou FREEDOM CALL en sont les exemples le plus frappant). Toute cette vague alors cataloguée du sobriquet très pratique de "True Metal" (en gros, les héritiers du vrai heavy metal des années 80") rivalisera à l'époque dans les médias avec les autres courants metalliques à la mode : le metal extrême (regroupant death, black et grind), le néo/nu-metal (terme fourre tout désignant les héritiers des FAITH NO MORE, RAGE AGAINST THE MACHINE et HELMET, tels KORN, LIMP BIZKIT ou DEFTONES), le metal progressif (DREAM THEATER qui connaît son heure de gloire) ou la vague doom/gothico/atmosphérique (PARADISE LOST, MY DYING BRIDE, ANATHEMA, THE GATHERING, LACUNA COIL, AFTER FOREVER ...).

C'est aussi à la fin des années 90 que des groupes plus anciens comme les finlandais de STRATOVARIUS, les américains d'ICED EARTH ou les progressistes US de SYMPHONY X connaîtront enfin la consécration, emmenant sur leurs traces les combos plus jeunes et plus ou moins inspirés que l'on connaît aujourd'hui (NIGHTWISH, SONATA ARCTICA, BRAINSTORM ...). Sous-genre de heavy metal métissé de rythmiques thrash, le power metal mélodique des BRAINSTORM, NEVERMORE ou ICED EARTH s'oppose tout en cohabitant avec elle à la vague speed mélodique par des tempos plus modérés, une puissance accrue et un chant plus medium.
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# Posté le dimanche 22 mars 2009 17:02

Speed Metal

Définition

Le speed metal est immédiatement reconnaissable à ses rythmiques au tempo très rapide se posant sur une ligne de double grosse caisse galopante. L'un des éléments différenciateur de ce style est également l'utilisation de voix masculines aigues. L'ensemble produit une atmosphère joyeuse et entrainante renforcée par l'utilisation des claviers et la reprise en choeurs des refrains. Les textes font fréquemment référence à l'univers heroic-fantasy ou à des images oniriques positives.

Historique

Le coup d'envoi du speed est allemand avec la sortie de Keeper of the Seven Keys part 1 d'Helloween. Il est aujourd'hui l'un des styles les plus representés et parmi les plus vendeurs du metal. Essentiellement issus des pays de nordiques ou germaniques, pléthore de groupes officiant dans le speed metal ont aujourd'hui une renommée internationale.
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# Posté le dimanche 22 mars 2009 17:12

Trash Metal


Historique

Thrash Metal : mode d'emploi

Du sous-genre au sur-genre

Contrairement à ce qu'on peut lire sur WIKIPéDé (http://fr.wikipedia.org/wiki/Thrash_metal), le Thrash n'est pas un « sous » genre du Heavy Metal. Nan désolé ma bonne dame. Le Thrash est une réaction au Heavy Metal, et plus précisément une réaction américaine à la « New Wave of British Metal » (NWOBM).

Vous connaissez les ricains comme moi, non ? Cette volonté d'être les meilleurs, de dominer, de s'imposer quitte à faire chier tout le monde. Et bien le Thrash est née de cette caractéristique. Il était évident que les USA ne pouvaient pas laisser impunément des groupes de rosbifs comme JUDAS ou MAIDEN dominer aussi outrageusement les charts et le petit monde du Metal.

Le Thrash, c'est donc avant tout une contestation, une fronde, la rebellion adolescente. Il y a cette volonté, dans le sillon de la NWOBM, de dépasser, de débrider et de décrasser les schémas du Metal. C'est une cavalcade, une chevauchée endiablée dignes des westerns. Les riffs furieux galopent d'un bout à l'autre, tout est speedé poussé à son paroxysme comme une charge de cavalerie prête à tout raser.

C'est en ce sens que le Thrash doit être considéré davantage comme un SUR-genre. Tout est dans le préfixe : SUR-riffer, SUR-passer, SUR-enchérir, SUR-prendre, SUR... Ok j'arrête. On reprend la machine européenne pour mieux la faire imploser. Le résultat de la chose nous renvoit à la définition même du genre : une musique qui descriptivement « bastonne ». La dimension « SM » du genre en est presque évidente : on pousse, on hurle, on cogne. Ca va saigner bordel !

Le mid-tempo, c'est pour les tapettes.

Car s'il est une des caractéristiques du Thrash, c'est bien cette formidable rapidité. Si vous ne deviez retenir qu'une seule expression pour décrire le Thrash, ce serait : furieusement speed. Ceux qui ont pensé au navet avec Keanu REEVES peuvent sortir en se flagellant le corps avec des barbelés. Le Thrash pourrait se résumer à cette maxime : il FAUT jouer vite, comme si tout en dépendait. C'est un moteur qui explose (Mötörbreath), une charge héroïque (The Four Horsemen) ou simplement une pluie cinglante de décibels (Raining Blood). Pas pour rien qu'au début on appelait le Thrash du « Speed Metal ».

Alors oui, aux origines du Thrash, il y a la NWOBM + de l'influence kepon. C'est indéniable. Mais pas seulement, en ce qui concerne la NWOBM, rendons de suite hommage aux trois grands groupes sans lesquels le Thrash n'aurait peut être pas vu le jour : MOTORHEAD, JUDAS PRIEST et MAIDEN (je mets volontairement un peu de coté DIAMOND HEAD et MERCYFUL FATE). Quant à la haine punk, il n'y a qu'à la puiser aussi du côté de la perfide albion chez GBH, The Clash ou les Sex pistols ou bien côté States chez Minor threat, The Damned, New York dolls, MC5, Danzig ou les Misftits. Sans ces géniteurs spirituels, heavy et punk les choses auraient été différentes. Et on retrouve dans le Thrash un peu de ces groupes. Mais l'attitude sans concession, la mentalité qui transpire derrière, ce souci d'efficacité et cette apparente simplicité (le véritable héritage Punk) ont été décuplées pour l'occasion. Pas de quartier, compromis zéro.


7 ans de (coup d')état dans l'état rock'n'roll

Pour ce qui est de la date de naissance du genre, tout le monde parle de la Bay Area et avance la date de 1983 (premier élan du genre avec « Kill 'em All » de METALLICAt et « Show no Mercy » de SLAYER). C'est à la fois vrai et inexact car trop synthétique. Soyons plus précis, le Thrash a été conçu à Los Angeles sous un soleil de plomb en 1981. Le genre a fermenté de la rencontre de quatre blousons noirs : BURTON – MUSTAINE – HETFIELD – ULRICH. (Je paierais cher pour me faire un remake de back to the future et m'enquiller quelques rebiés avec ces joyeux hirsutes). C'est, à n'en pas douter, que j'aurais demandé au Doc dans « Retour vers le Futur » si j'avais été Marty. Non, parce que ces quatre mecs là sont l'esprit même du Thrash avant l'heure : pleins de sève, rebelles, talentueux, intègres et idéalistes.

Le Thrash, le succès, la durée de vie... Tout cela sera aussi rapide qu'un solo de guitare de Friedman période « Rust in Peace ». Relativement éphémère aussi, parce que le Thrash est avant tout un micro-genre dans l'histoire du rock. Comme un papillon à qui l'on aurait touché les ailes, condamné à une mort prochaine. L'aventure aura duré en tout et pour tout 7 ans. En gros, de 1983 à 1990. Mais attention, 7 ans de pleine bourre. J'en entends quelques uns au fond qui contestent et c'est vrai qu'après 1990 il y a eu quelques bons albums. Mais ce ne sont que les radiations de la bombe atomique répondant au doux nom de « Seasons in the Abyss ».


En 1990, c'est l'heure des...

Attention voilà une de nos grandes théories. Tel un fist anal propre à vous faire découvrir l'existence du 4ème sphincter, SLAYER avec Seasons in the abyss a été au bout du genre, livrant en ce début de décennie l'album ultime et référence impossible à outrepasser. Et plus globalement, 1990 est l'année qui a enterré le Metal dit « traditionnel », avec le Painkiller de Judas Priest. Ce sont deux albums qui vont sonner le glas de leur genre respectif tout en donnant le ton pour la nouvelle décennie.

D'un coté, le Painkiller du PRIEST emporte dans la tombe l'effigie d'un Heavy Metal musclé presque jusqu'au-boutiste. De l'autre, SLAYER marque le point final paroxysmique du THRASH dans ce qu'il a de raffinement et de brutal avec Seasons in the abyss. C'est de cette hauteur qu'on peut contempler l'étendue du genre et tous ses versants. La métamorphose que le Metal a subie en 1990 restera sans précédent, amenant la cohorte de tout un tas de genres plus ou moins éloignés. Néo Metal, Fusion, Grunge, Speed Mélo, Power Metal, Prog, Black, Death Metal... Tous sont les descendants du Heavy et du Thrash. Comme des cousins germains qui s'invitent à la fête à la dernière minute.

Painkiller et Seasons ont ouvert la brèche pour qu'en 1990 le barrage éclate formidablement. Et tous se sont rués à l'assaut de la nouvelle décennie. Une bien triste décennie pour les blousons à clous, les vestes à patches, les cheveux longs, bracelets de force et autres santiags.


Les « Magic four »...

Les magazines et spécialistes du genre ont trop souvent tendance à cantonner le Thrash au fameux « Carré Magique », soit : METALLICA, SLAYER, MEGADETH et ANTHRAX. Rendons à ces ambassadeurs du Thrash ce que chacun à apporté au genre :

- METALLICA le « God Father » du Thrash,
- SLAYER, le brutal,
- MEGADETH, le virtuose,
- ANTHRAX, l'open déjà fusion qui s'affichait comme du mosh.

Si ce « Carré » apparaît comme quasi inviolable – véritable axiome mathématique – une ribambelle de groupes ont eux aussi marqué à leur façon le genre avec des albums cultes, aux qualités indéniables et parfois génialement atypiques.

Dans notre grande mansuétude et volonté de partage, mieux, d'éveil, nous vous avons concocté trois Best Of différents pour permettre à tout un chacun de s'y repérer. Fruit d'une intense réflexion, le premier de ces florilèges est le top 12 qui ne comprend que l'essentiel de l'essentiel des 4 grands du Thrash (une disco sélective de 3 albums par groupe ce qui ne fait 3 x 4 = 12 le compte est bon). Plus qu'indispensables, ce sont des standarts à connaître par coeur que tout amateur de Metal en général, et de thrash en particulier, se doit de posséder dans sa discographie.

Inutile de vous creuser les méninges à chercher quelque subtilité objective que ce soit, le classement de ce top 12 se base sur les critères purement subjectifs des deux sélectionneurs en chef que sont le Canard WC et Mikhaïl Zardü. Néanmoins, nous défions quiconque appréciant le style de contester la qualité de ces 10 œuvres majeures.
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# Posté le dimanche 22 mars 2009 17:23

Black Metal


Définition

Le black metal est connu pour tout l'apparat qui l'entoure, les croix inversées, les maquillages morbides, les forêts photographiées dans la nuit noire quand on ne voit plus la forêt...
Musicalement, le black metal a tellement évolué et a été tellement pris en otage qu'une définition stricte du genre devient une démarche assez périlleuse. Oui, les guitares sont censées assaillir les tympans à coup de haut médiums prompts à déchirer les tympans. Oui, les vocaux sont supposés être engendrés par des raclements de gorge maladifs (grosso modo, le but est d'imiter la voix d'un démon -Azagthoth, Méphistophélès, Jeanjean le facteur, Ripolax...je ne sais pas trop- à court de pastilles valda). Oui, les riffs de guitares se doivent de générer un savant mélange de brutalité et de langueur, loin des tranchants canevas thrash ou death. Oui, le rythme est en droit d'alterner excès de vitesse et lenteur pachydermique. Oui, la production nécessite un budget minimal et doit sentir le moisi. Mais on voit aujourd'hui de tout, des vampires avec des grommellements death metal, des corbeaux guitaristes qui jouent du thrash, des distorsions simplement metal, des batteurs morts-vivants amateurs de coups de baguettes à la AC/DC, des production plus clinquantes que chez Mariah Carey.
Tout semble donc possible, jusqu'aux expérimentations les plus absconses.
L'historique va tenter de clarifier la situation en se focalisant sur le black metal le plus orthodoxe et le black symphonique, son ennemi le plus intime et le plus ancien.


Historique

En 1981 sort un certain Welcome To Hell, œuvre dont la qualité n'est pas unanimement reconnue, sorte de heavy metal sale, bourru et inspiré par une corde à linge. VENOM, le géniteur du frisbee en question vient de se faire connaître grâce à une pochette deux-en-un, représentant un pentagramme et un bouc (plus qu'inspiré des visuels d'Anton Lavey). Un an après, le pentagramme a disparu et l'album s'appelle Black Metal. Pourtant, le style du groupe n'a guère évolué et DIMMU BORGIR et DARKTHRONE semblent bien loin. S'il s'agissait simplement de se référer à un visuel et quelques textes, le premier groupe de black metal serait d'ailleurs COVEN, WITCHCRAFT...BLACK SABBATH...et pourquoi pas la fanfare de Robert Johnson, poursuivons donc.
Quelques 24 mois plus tard, un dénommé BATHORY, originaire de Suède, pique tranquillement la pochette à copain VENOM, la rend un poil plus esthétique (un poil de Galactus quand même) et s'en sert à l'habillage de son premier disque, mixture intéressante de thrash boueux sauce noirceur. Ce disque peut légitimement être considéré comme le tout premier disque de black metal de l'histoire du monde de la planète qu'est ronde. Mais l'histoire n'en est qu'à ses tout débuts. C'est maintenant en pays Helvète qu'il s'agit de se déplacer.

Thomas Gabriel Fischer crée tour à tour deux entités immondes qui ont fortement contribué à définir le son actuel du black metal (et accessoirement du death metal). Apocalyptic Raids (HELLHAMMER), Morbid Tales et To Megatherion (CELTIC FROST) sont vicieux, dérangeants et inventent, innovent. Le dernier cité définit même une esthétique de riffs de guitares reprise presque mot à mot des années plus tard par nombre de combos (le premier et plus majestueux étant DARKTHRONE).
Curieusement, ces premiers essais se noient dans les brumes de l'oubli. BATHORY développe une imagerie viking et une musique beaucoup plus calme et atmosphérique, CELTIC FORST expérimente jusqu'à la folie et oublie ses premières amours.
Un genre à peine en train de naître était médiatiquement déjà mort.

Pourtant, en creusant encore un peu plus les souterrains de la musique (BATHORY et CELTIC FROST n'ayant déjà pas la stature d'un Michel Jackson ou d'un Sardou –la mère ou le fils), quelques infimes lueurs apparaissent. Une d'entre elles survivra et sera le symbole de la renaissance d'un genre.
Toujours en ce milieu des années 80, Oystein Aarseth, citoyen norvégien, décide de monter son propre orchestre. Celui-ci s'appellera MAYHEM (désordre, panique) et fera du bruit. Un bruit, mixture étrange entre le hardcore le plus cru et un metal tout bathoryien. Mais l'essentiel, étrangement, n'est pas dans la musique, mais dans le discours du personnage. Refusant le death metal qui commence alors à percer, n'épousant pas le côté politique du grindcore, le jeune homme commence à adopter un discours nébuleux fait de déni de tout ce qui existe en terme musical et de pensées obscures. Le but premier de MAYHEM semble être de choquer (ce qu'il parvient admirablement grâce notamment aux frasques scéniques de son chanteur, baptisé Dead, amoureux de l'automutilation, et bientôt suicidé). Le leader Oystein Aarseth est un cas moins pathologique que son chanteur. Au tournant des années 80, alors qu'il n'a encore réussi à sortir, en toute discrétion, qu'un seul ep (et deux démos) sous le nom MAYHEM (Deathcrush en 1987), le personnage s'invente tout un univers. Déjà rebaptisé Euronymous (soi-disant le prince de la mort en grec), il adopte un maquillage étrange, hommage morbide à CELTIC FROST (déjà amateur de panoplies excentriques) et KISS et un costume de plus en plus étonnant. Il lui arrive de se faire photographier vêtu d'une longue cape noire, épée à la main.
Tous ces flonflons et le charisme indéniable du triste sire apportent à MAYHEM une popularité toute relative mais surtout une base de fans dévoués.
Et parmi ces fans, bon lot d'apprentis musiciens se mettent à développer un style proche de celui du maître. C'est ainsi que le tout jeune THOU SHALT SUFFER deviendra EMPEROR. Mais le premier de ses suiveurs de génie se nomme DARKTHRONE. Cette entité a déjà sorti un disque très inspiré par le death metal scandinave d'ENTOMBED. La rencontre avec Oystein Aarseth provoque une mutation dont le résultat se nomme A Blaze In The Northern Sky, rapidement adoubé premier disque de la deuxième vague du death metal. Les musiciens sont grimés selon les préceptes d'Euronymous, ils évoquent satanisme et forêts lugubres de leur native Norvège dans leurs textes. La musique, elle, se nourrit, à énormes bouchées, du son de guitare et des motifs de CELTIC FROST. Les vocaux sont un savant mélange du timbre irrité de CARCASS (combo anglais culte de grindcore abâtardi au death metal), de celui de Thomas Gabriel Fischer (leader de CELTIC FROST) et des hurlements infâmes de Dead.
Ils répètent aussi à longueur d'interviews combien ils exècrent le death metal, dernier rejeton médiatisé du rock n'roll.
L'histoire ne retiendra que cette version pour attester d'un renouveau du black metal mais ce n'est pas une raison suffisante pour oublier les autres précurseurs du style et notamment la scène tchécoslovaque dont le fantastique ROOT et le très bon MASTERS HAMMER sont les représentants les moins ignorés. Tous deux recréeront le black metal à leur manière. CELTIC FROST est toujours aussi proche mais la musique se fait moins sauvage et tend vers l'occultisme quasi psychédélique. La froide Finlande connaît aussi une certaine effervescence, concrétisée par les galettes de BEHERIT ou IMPALED NAZARENE.

De son côté, Euronymous monte un label (Death Like Silence) dont l'existence ne sera jamais économiquement pérenne et un magasin (Helvete, l'enfer), point de rassemblement, tout aussi peu viable et bientôt fermé, de tous ces nouveaux corbeaux dépressifs. Oystein Aarseth a donc des idées de grandeur. Son discours devient de plus en plus façonné et ses accointances de plus en plus nombreuses. L'homme entre en contact avec d'autres expérimentateurs de la musique, l'immonde ABRUPTUM et le spectaculaire et nippon SIGH, pour n'en citer que deux. Parmi ses contacts, un jeune homme venu de la campagne oubliée de Norvège se fera particulièrement remarquer. Kristian Vikernes fait aussi de la musique, a même boeufer quelques temps avec le futur IMMORTAL, et l'envoi de ses premières démos à Oystein Aarseth ravissent le maître. Une voix décharnée et inhumaine plombe un climat d'une langueur déjà infernale. Les deux hommes ne tardent pas à s'acoquiner.
Ce très petit milieu (que seuls des médias très mal informés ont osé qualifier de black mafia étant donné l'absence quasi-absolue d'organisation du groupuscule) commence gentiment à se monter le bourrichon. Se voulant plus méchants que les plus méchants de tous les méchants, certains parlent beaucoup tandis que d'autres agissent.
En 1992, l'ancienne église en bois de Fantoft brûle (événement qui fera les gros titres de la presse norvégienne), et cet attentat est suivi de nombreux autres plus ou moins réussis. Un homosexuel est retrouvé mort de plusieurs coups de poignards dans le parc olympique de Lillehammer. Le 10 août 1993, c'est Oystein Aarseth lui-même qui est assassiné dans son propre appartement.
Les coupables sont retrouvés. Bard Eithun, notamment batteur d'EMPEROR, est condamné pour le meurtre de Lillehammer et Kristian (rebaptisé Varg) Vikernes se retrouve sous les verrous pour avoir assassiner Oystein Aarseth. Le black metal vient de se faire une autopromotion incroyable comparable au gangsta rap américain.
Tous les membres des groupes qui gravitaient autour du défunt Euronymous se font connaître. BURZUM (le projet solo de Varg Vikernes), EMPEROR (dont le guitariste Samoth a aussi connu quelques temps la prison pour collection d'allumettes), IMMORTAL délogent les dieux du death metal de leur place de chouchous de l'underground. Le mouvement essaime vite à travers toute l'Europe (les Etats-Unis seront moins concernés) et le panorama musical s'élargit.
Si EMPEROR utilisait des claviers tout en respectant le dogme, les anglais de CRADLE OF FILTH débarque en parlant de vampires. Leur black metal s'étoffe de riffs thrash, puis heavy-metal, les ambiances prennent une importance boursouflée...DIMMU BORGIR est brocardé pour des raisons similaires, sa nationalité norvégienne n'arrangeant rien, bien au contraire. Le succès de ces formations décriées par les gardiens du temps est suivie de l'émergence d'une multitude d'orchestres plus ou moins doués. De là, une scission se fait entre les purs et durs, ceux qui vivent dans les bois et qui ne parlent qu'Allemand et Islandais et les autres, qui osent à peu près tout, y compris manger des pizzas en regardant mtv.
Ces dernières années, le true black (celui des durs et purs) se fait de plus en plus underground (albums disponibles sous la simple forme de démos, refus de toute interview...), tombe parfois dans une idéologie largement contestable (certains se réclament même du national-socialisme). Les autres forment une tribu ô combien disparate. Certains sont accusés de vendre de l'étron en conserve (CRADLE OF BORGIR encore et toujours), d'autres sont sauvés par leurs origines (ARCTURUS mais aussi MAYHEM qui ose l'électronique). Quelques-uns sont même devenus fous (FLEURETY).
Entre les deux, existe un clan particulier, inspiré par l'évolution de BATHORY à la fin des années 80. ENSLAVED, EINHERJER et d'autres parlent de légendes vikings, clament haut et fort leur paganisme en introduisant des mélodies acoustiques et des chants clairs et virils dans leurs comptines.
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# Posté le dimanche 22 mars 2009 17:08

Death Metal


Définition

Les caractéristiques musicales du death metal sont assez aisées à définir et à comprendre. Les vocaux sont caverneux et en opposition totale avec le thrash des années 80 duquel il naquit et qui jouait beaucoup sur les aigus, les rythmes sont lourds et généralement extrêmement rapides, l'utilisation de la double grosse caisse est généralisée, la saturation plombée. Celle-ci est généralement considérée comme plus pachydermique chez les groupes américains, premiers géniteurs du genre, peut-être plus agressive, en tout cas plus grinçante chez les nordiques (Left Hand Path, premier album d'ENTOMBED définira le son suédois). Comme dans le thrash metal, la basse est généralement oubliée (exception faite de quelques rares groupes réputés pour leur technique jouant sur la multiplicité des canevas mélodiques), cachée dans l'ombre des guitares.
L'imagerie de la plupart des premières formations étiquetées death metal consiste en un univers gore et/ou horrifique. Copain Satan frappe parfois à la porte, mais pas de manière généralisée.
Enfin, les riffs empruntent beaucoup au thrash (notamment les fameux motifs à la SLAYER) tout en développant des accélérations typiques du genre. Cette dernière différenciation entre thrash et death metal amèna de nombreux journalistes à considérer le SEPULTURA du début comme un simple groupe de thrash, voire de hardcore (les Brésiliens possédent de nombreuses caractéristiques du death, de l'imagerie à la voix d'outre-tombe mais leurs riffs sont trop proches d'un thrash à peine abâtardi pour pouvoir s'enorgueillir de l'étiquette «métal de la mort»).

Historique

S'il n'est pas totalement faux de dire que le black metal, le grindcore et d'autres mouvements encore ont beaucoup emprunté au thrash metal, son unique rejeton légitime, et quasi-successeur en ligne directe est le death metal. Le milieu des années 80 a vu un certain nombre de formations dévier peu à peu des règles du genre édictées par SLAYER, METALLICA, suivies ensuite par ANTHRAX, MEGADETH et des dizaines d'autres. HELLHAMMER, BATHORY et autres POSSESSED ont adopté, chacun a des degrés divers, une image plus obscure, des rythmes plus barbares, des sons plus lourds, des vocaux rappelant la sauvagerie du hardcore.
1985 marqua les débuts officiels (tout est discutable) du death metal avec Abominations Of Desolation, premier album avorté de MORBID ANGEL, groupe inconnu de Floride pratiquant un thrash terriblement lourd, usant de vocaux animaux et évoquant dans leurs paroles la mythologie lovercraftienne. Un certain DEATH (né MANTAS) damnera le pion au sombre volatile en sortant très officiellement un Scream Bloody Gore qui reprend certains des attributs d'Abominations Of Desolation. Les journalistes diront de cet opus qu'il s'agit de gore metal, terme employé pendant deux bonnes années avant que celui de death metal ne se substitue à lui. DEATH vient également de Floride, état devenu marmite en ébullition et de laquelle jailliront un nombre incalculable de rassemblements de chevelus pratiquant un style musical similaire. CANNIBAL CORPSE poussera le gore à ses limites en aplatissant ces rythmiques jusqu'à l'extrême, NOCTURNUS emploiera des claviers, DEICIDE abusera de l'imagerie sataniste, OBITUARY se fera remarquer par un chant particulièrement bestial et singulier. N'oublions pas les tout aussi floridiens CYNIC et ATHEIST qui, forts de la dextérité incroyable de leur membres instruments à la main, et d'une ouverture d'esprit appréciable, sauront dépasser les limites d'un genre devenu star du début des années 90.
L'Europe est vite touchée par le phénomène, la Suède devenant tête de pont du mouvement. ENTOMBED saura imposer un son scandinave plus mordant remettant les médiums à l'honneur. UNLEASHED (né des cendres du même NIHILIST), VADER, GRAVE seront les suivants.
Le Royaume-Uni assiste à la mutation de ses combos grindcore (NAPALM DEATH et CARCASS) tandis que BOLT-THROWER porte l'étendard de l'orthodoxie death (après avoir, lui aussi, tutoyer du bout de la quéquette le grindcore, les premiers albums se caractérisant par, non pas un son abominable, mais des accélérations illégales et un brouhaha certain).
Quant à la France, elle voit ses premiers groupes de thrash (MASSACRA et LOUDBLAST étant les plus connus) se mettre au diapason et tourner totalement death. NO RETURN, CRUSHER, SUPURATION... naîtront à peu près au même moment.

Le death metal a étouffé littéralement le mouvement thrash moribond au début des années 90 et subira, dès 1993, l'assaut vite fatal d'un genre poussant encore plus loin les limites de l'extrême, le black metal. Les groupes se reconvertissent, DEATH picore des idées chez ATHEIST et CYNIC, ENTOMBED se tourne vers un hardcore très rock n'rollisant, CARCASS redécouvre le heavy metal à la THIN LIZZY, OBITUARY se fait ethnique.

Depuis, le genre a évolué vers la technicité extrême (ANATA, CRYPTOPSY ou encore les plus mélodieux THEORY IN PRACTICE...), tandis que certains continuent à pratiquer un art aussi statique qu'un monolithe mort (DISMEMBER, ANGEL CORPSE, IMMOLATION et toujours MORBID ANGEL et CANNIBAL CORPSE, rescapés des années 80).
De nombreux expérimentateurs actuels saupoudrent également leur discours de touches plus ou moins accentuées de death (CARNIVAL IN COAL, MAUDLIN OF THE WELL...) sans qu'il s'agisse de death metal à proprement parler, et les chantres du death mélodique (IN FLAMES, DARK TRANQUILLITY...) ont, à leurs débuts, su faire cohabiter death metal et heavy très influencé par IRON MAIDEN. Evoquons aussi OPETH qui fait tinter les cloches du progressif.
Enfin, géographiquement, s'il prend sa source en Floride, le death-metal a vite traversé les océans (alors que le black a longtemps ramé avant de toucher les côtes américaines, les colonies ne sont aujourd'hui encore pas totalement stables), et les vents ont décidé que la Suède serait le premier pays infecté. Alors que le virus semblait en voie d'éradication, sa mutation dans la ville de Göteborg et les manquements sanitaires de l'Europe de l'est ont vu l'épidémie reprendre sa course jusqu'à toucher tout le continent européen et établir quelques foyers de contamination dans le reste du monde.

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# Posté le dimanche 22 mars 2009 17:06

Neo Metal

Définition

Son très lourd et saturation extrême pour une musique violente et peu technique. Les riffs sont simples et directs, les morceaux courts et de structure assez classique (couplet, refrain, couplet, refrain, break, refrain, refrain) et dénués de solis. L'ambiance généralement sombre, parfois malsaine voit son prolongement dans des paroles traitant d'un ras-le-bol de la société, dénoncant les dérives de la surconsommation ou narrant une introspection douloureuse. Le chant, lorgnant fréquemment sur des éléments hip-hop ou la fusion rap/rock, donne également lieu à des hurlements violents et déchainés.

Historique

Le neo-metal apparait au milieu des années 90 sous l'impulsion de groupes tels que Faith No More, Red Hot Chili Peppers ou encore Rage Against The Machine. Il propose une alternative originale et remporte assez vite un franc succès notamment avec la montée en flèche de groupes tels que Deftones, Limp Bizkit et surtout Korn, devenu en quelques albums le modèle et l'idole d'une nouvelle génération de metalleux. Les années 2000 voient ce style exploser puis se stabiliser pour aujourd'hui ne laisser que quelques groupes présents sur la scène. Importé des Etats Unis, le neo-metal a très vite suscité une polémique encore brûlante scindant en 2 clans les fans de metal. Avec un son lourd, des ambiances généralement sombres et une musique agressive et peu technique, ce style a considérablement élargi le public metal et propose une bonne introduction à ce style en général.
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# Posté le dimanche 22 mars 2009 17:11